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13.10.2006

la suite de l'histoire

- Victor ! T'es déjà là, espèce de faux jeton, t'es noir comme un ramoneur ! Tu peux me récupérer mon pied coincé dans la bagnole et mets le dans la glacière avec les 664.
Il avait semblé à Zyga que Victor avait apparu comme la vierge à Lourdes par miracle, mais ce devait être la douleur sûrement...

Victor était encore tout secoué. Certes, il venait d'échapper à une mort atroce et c'était déjà ça... Mais il craignait fort de s'être réfugié dans un monde peu accueillant. Ce monde virtuel, c'est lui qui l'avait créé, avec des personnages complètement à la masse, capables surtout du pire...

Comme tout génie, il n'avait pas vraiment pensé aux conséquences possibles de son expérimentation de virtualité mélangeant réalité et imaginaire. Et si jamais il ne pouvait revenir dans la vraie vie ? Argh... Et cette Zyga pleine de sang qui le regardait de ses yeux globuleux ! Que disait-elle au fait ?

Perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention à ce qu'elle lui hurlait dans les oreilles. Mais non, en fait, l'explosion l'avait rendu sourd... Il n'entendait plus rien et avait l'impression d'avoir du coton dans les oreilles...

Dans l'autre monde...

Incendie éteint... Il ne reste plus grand chose de l'immeuble. Bamb fait une prière. Pour Victor.
Dans son recueillement, le capitaine des pompiers qui l'avait envoyé bouler va le voir et lui tient ces propos :
- Monsieur, nous avons fait un tour au 4ème étage, il n'y a pas de corps. Il a du sortir.
- Mais il était dans son appartement et là il n'est pas parmi les locataires de l'immeuble ! Comment expliquez-vous ça ?
- Ecoutez, il n'y a personne, point ! Cessez de discuter. Quant à la pièce cachée par votre bibliothèque... on a eu du mal à y aller, alors ça a brulé pendant un moment. J'ignore ce que vous y cachiez, mais c'est tout perdu. Désolé Mr. Zenou.

Sacrée Zyga !

Tout d'un coup, Zyga voit Yaneck sortir d'un fourré, elle dégaine son colt et lui tire deux balles dans les jambes. Yaneck à terre crie de douleur, Zyga s'approche de lui, enlève son string... et l'etrangle. Elle est comme ça, Zyga, faut pas la contrarier. Elle avait mis Yaneck sur écoute et avait appris qu'il voulait partir et bien maintenant il est parti pour de bon ! Ou presque...

L'adieu de Yaneck, qui n'en est pas un vraiment...

Yaneck savait que ça s'finirait comme ça. L'an dernier à Lodève au CinéMégaStar, il avait vu le film d'Eric VonPasten qui évoquait les crimes en série commis par un psychopathe en string réincarné en poupée gonflable et qui se prénommait Zyga. Ce n'était qu'un film, certes, une fiction érotico-intellectuelle, certes, mais tout de même ! Les similitudes étaient troublantes. D'autant que si toute cette mise en scène n'était qu'une fiction, Yaneck savait, pour en exhiber le stigmates sur sa chair, que la réalité avait une étrange propension à se jouer des élucubrations les plus ténues.
La douleur était intense. Dans un ultime sursaut, Yaneck tente d'ôter le bâillon qui lui enserre sa gorge.
- "Arhhhhh. Zyga, non pas toi ! Toi ma frangine. Toi ma blonde à forte poitrine. Toi mon Aronde de nuit qui ronronne comme une chatte tigrée auprès d'un poêle à bois. Me faire ça à moi ! Arhhhh".
Yaneck a tout juste le temps d'étouffer un cri, que déjà les Décors, Victor, Zenon, la Poupée, les Pompiers, tout l'environnement dans lequel il avait jusqu'à présent évolué, tout, virevoltait maintenant devant ses yeux. Yaneck retient un cri. Il sait que cela ne sert à rien. Qu'il va désormais quitter ce monde virtuel. Quitter tous ceux qu'il a croisés. Mais la mort ne lui fait pas peur. Suffoquer dans les mains de Zyga suffit à son bonheur. Il sait qu'il reviendra. Un jour. Réincarné dans un autre. Et que ce jour-là...

Zyga, en larmes, remet son string un petit peu élargi. Elle l'aimait bien Yaneck, mais pas question de faire de cadeaux... Yaneck ne s'était pas débatu, peut-être l'odeur du string qui l'avait anesthésié (note du proprio de Zyga, Zygo... faut dire que Zyga elle largue des caisses à longueur de journée), ou bien lui aussi avait-il envie d'en finir, qui sait ?

Perspicace, le père Zenou !

L'odeur de brulé est très forte dans l'immeuble tout noir. Bamb fait le tour. Ses charentaises sont déjà couvertes de suie.
Pauvre petit jeune... plus de trace.
Le père Zenou repense à l'ordinateur de Victor. Il lui revient à l'esprit cet ami de son voisin qui venait régulièrement le voir. Un dénommé Yaneck si ses souvenirs ne lui jouaient pas de mauvais tour. Un soir, ce Yaneck était venu, Victor et lui avaient parlé d'intégrer de façon permanente "l'aronde de nuit". Bamb n'avait pas prêté attention à la conversation plus que ça. Mais en y réfléchissant bien, il n'avait jamais revu Yaneck ressortir de l'appartement de Victor.
Il fallait qu'il aille voir ses archives.
Heureusement qu'il y a deux enregistrements des caméras.
Une chez Bamb pour son usage perso et une autre qui défile et s'enregistre dans une société écran qu'il doit à son ancien manager de quand il était encore chanteur.
Il faut qu'il s'y rende. Les bandes là-bas n'ont pas brulées. Il saura ce qu'est arrivé à ce Yaneck et à ce pauvre Victor.

Un étrange départ

Victor a assisté à toute la scène. Il voit son ami Yaneck se rétracter sur lui-même, son corps semble maintenant se plier comme une feuille, se réduire. Et pfou ! Dans un léger appel d'air, il disparaît... Tout simplement. Il n'est plus là. Victor, encore sonné par son arrivée ici et par cette scène irréelle, se retourne vers Zyga.
La pôôôvre... Elle aussi s'est rétractée et ressemble à une vieille pomme ridée. Il lui manque ses seins maginfiques et son pied coupé gît à côté de sa jambe saignante.

A quelques métres en contre-bas...

Un dizaine de cartons noircis et mouillés s'affaissent au risque de s'éventrer, dans la cabine d'un camion poussiéreux et coloré, bringuebalant et bruyant. La dde n'est pas passée sur cette route depuis combien d'années ?

Zyga pense à son blog : que va-t-elle marquer ? Et puis il y a ces blog de paranos " les cono's 34" et zécouille", va falloir qu'elle s'occupe d'eux, ces blaireaux donneurs de leçon qui font campagne pour Laurent Trouducus, un ringard qui croit en sa candidature pour détronner son frère.

Victor, sourd certes, mais connecté à son monde

Victor se sent de plus en plus étrange. Il a l'impression de lire dans les pensées des autres personnages. Comme Zyga, il se pose d'un seul coup la question de son blog. A quoi sert son blog d'expérience virtuelle ? Quel rôle a-t-il a y jouer ?
Il se sent piégé dans son jouet. Il souffre, il se met à pleurer. Il a compris qu'il ne retrouvera pas la vraie vie. Il n'a pas eu le courage de vivre sa vie, il a préféré l'inventer mais sa vie virtuelle l'a rattrappé. Il a envie de se recroqueviller comme Yaneck, disparaitre à tout jamais, sans finir son histoire. Pourtant, là-bas, dans la vraie vie, quelqu'un veut le sauver... Zenou, le pompier, un inconnu, une inconnue ?

- Non, t'es pas tout seul !!! Chui là ! chuchotte une petite voix...

Victor aurait bien entendu cette petite voix qui voulait le rassurer, mais il était toujours sourd.
Alors, qui donc veut le sauver, là-bas, au loin ?

La petite voix reprends : "Victor, as-tu pu installer la petite boîte magique qui te relie au monde ?"

Commentaires

Victor était encore tout secoué. Certes, il venait d'échapper à une mort atroce et c'était déjà ça... Mais il craignait fort de s'être réfugié dans un monde peu accueillant. Ce monde virtuel, c'est lui qui l'avait créé, avec des personnages complètement à la masse, capables surtout du pire...

Comme tout génie, il n'avait pas vraiment pensé aux conséquences possibles de son expérimentation de virtualité mélangeant réalité et imaginaire. Et si jamais il ne pouvait revenir dans la vraie vie ? Argh... Et cette Zyga pleine de sang qui le regardait de ses yeux globuleux ! Que disait-elle au fait ?

Perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attentionà ce qu'elle lui hurlait dans les oreilles. Mais non, en fait, l'explosion l'avait rendu sourd... Il n'entendait plus rien et avait l'impression d'avoir du coton dans les oreilles...

Ecrit par : dorothée | 24.06.2006

Victor a assisté à toute le scène. Il voit son ami Yaneck se replier sur lui-même, son corps semble maintenant se plier comme une feuille, se réduire. Et pfou ! Dans un léger appel d'air, il disparaît... Tout simplement. Il n'est plus là. Victor, encore sonné par son arrivée ici et par cette scène irréelle, se retourne vers Zyga.
La pôôôvre... Elle aussi s'est rétractée et ressemble à une vieille pomme ridée. Il lui manque ses seins maginfiques et son pied coupé gît à côté de sa jambe saignante.

Ecrit par : dorothée | 28.06.2006

Victor se sent de plus en plus étrange. Il a l'impression de lire dans les pensées des autres personnages. Comme Zyga, il se pose d'un seul coup la question de son blog. A quoi sert son blog d'expérience virtuelle ? Quel rôle a-t-il a y jouer ?
Il se sent piégé dans son jouet. Il souffre, il se met à pleurer. Il a compris qu'il ne retrouvera pas la vraie vie. Il n'a pas eu le courage de vivre sa vie, il a préféré l'inventer mais sa vie virtuelle l'a rattrappé. Il a envie de se recroqueviller comme Yaneck, disparaitre à tout jamais, sans finir son histoire. Pourtant, là-bas, dans la vraie vie, quelqu'un veut le sauver... Zenou, le pompier, un inconnu, une inconnue ?

Ecrit par : dorothée | 04.07.2006

Non, t'es pas toute seule !!!
Chui là !

Ecrit par : Gene | 05.07.2006

Victor aurait bien entendu cette petite voix qui voulait le rassurer, mais il était toujours sourd.
Alors, qui donc veut le sauver, là-bas, au loin ?

Ecrit par : dorothée | 05.07.2006

Victor a t-il pu installer la petite boîte magique qui le relie au monde ?

Ecrit par : Gene | 03.10.2006

'tin, c'est dingue !!!
Tu as vu la date des derniers commentaires ???

Ecrit par : Gene | 03.10.2006

argh, le temps passe et rien ne se passe, sur le blog j'entend. Je vais penser à faire une petite note maintenant que je suis de nouveau connectiong people.

Ecrit par : doro | 13.10.2006

Nooooooooonnnnn
Incroyable.
Pincez-moi !
Histoire à inventer reconnectée !

Ecrit par : Gene | 13.10.2006

ouaaaa, un réssucitation! je sais ça n'existe pas

Ecrit par : pierrot le zygo | 13.10.2006

Gé-ni-al !
A sec pour ce soir, saturé de clavier pour aujourd'hui, un peu flegmard de reprendre le fil de l'histoire, là-maintenant-tout-de-suite, j'remettrai avec plaisir le couvert très bientôt.
Bonsoir et (re)bienvenue à vous (re) connecting Madame.

Ecrit par : Ji-el-Bê | 14.10.2006

salut les amis, contente de vos réactions toujours aussi immédiates !! je me suis fais avoir par la plateforme, ça fait bien deux trois h que je traine sur vos blogs, prendre des nouvelles pas fraiches... alors à demain ? oui à demain !

Ecrit par : doro | 14.10.2006

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